Charles PAILLETTE, Stadium Manager et Conseiller aux opérations sportives de la Ligue Nationale de Basket

Charles PAILLETTE, bonjour.LNB
Nous sommes aujourd’hui à la Ligue Nationale de Basket, dont vous êtes le Stadium Manager et le Conseiller aux opérations sportives. Pouvez-vous nous présenter votre parcours et la LNB ?

Je suis salarié de la Ligue Nationale de Basket depuis 9 ans, j’ai 31 ans et c’est à ce jour mon 1er emploi. Je suis avant tout un passionné puisque j’ai commencé le basket à 13 ans et que j’ai toujours été licencié à la Fédération Française de Basketball. J’ai joué dans plusieurs clubs, à un niveau très raisonnable, dans mon Comité départemental de Seine, puis à Paris. Et j’ai eu un parcours qui s’est rattaché à un moment donné au milieu du sport, car c’était une passion dont j’ai voulu faire mon métier.

Après le lycée, j’ai donc intégré une filière généraliste avec un DUT en gestion des entreprises et des administrations pour acquérir des compétences dans le milieu professionnel. Après le lycée, on est souvent désorienté par rapport au monde professionnel et on ne sait pas très bien vers quoi s’orienter, et j’ai donc choisi cette voie généraliste. Du coup, en sortant de l’IUT, je me suis dit qu’il était temps que je réfléchisse à ce que j’avais envie de faire ! Je ne me voyais pas être comptable ou me lancer dans le monde de l’entreprise, je suis donc revenu à l’université en passant par les filières STAPS (N.D.R. : Sciences et techniques des activités physiques et sportives), via la formation Management du sport. Je ne souhaitais pas être sur la partie éducation sportive, mais dans le management, l’organisation, les instances sportives, l’évènementiel sportif. J’ai suivi cette filière jusqu’au Master 2, et j’ai obtenu un Master de management et marketing du sport professionnel.

Lors de cette formation, j’ai eu des stages à faire, qui se sont déroulés à la Ligue Nationale de Basketball. L’évolution de la LNB conjuguée au départ de certains collaborateurs ont permis que j’y sois embauché à la sortie de mon cursus universitaire. Donc, j’ai beaucoup de chance en parvenant à un poste auquel je n’aurais jamais imaginé parvenir quand je me formais. C’était un rêve que de travailler dans le monde du basket pro et cela s’est concrétisé finalement assez vite, par opportunité et un peu de chance aussi, car il en faut. Il fallait être au bon moment, au bon endroit, et voilà.

Que recouvrent vos fonctions à la Ligue Nationale de Basket ?

J’ai commencé à la LNB comme Conseiller aux opérations sportives, au sein de la Direction des opérations sportives qui s’occupe de l’organisation de nos compétitions et de nos 3 championnats : la 1re division, c’est la Pro A, la 2e division, la Pro B, et le Championnat Espoirs. Ces trois championnats représentent environ 700 rencontres par saison et la mission de la Direction des opérations sportives, c’est leur gestion complète ; par exemple, la création du calendrier des matchs*, qui nécessite de prendre en compte beaucoup de contraintes comme les équipements sportifs et les disponibilités des salles souvent partagées entre plusieurs disciplines sportives ou culturelles. Ensuite, nous mettons en musique ces championnats avec les différents acteurs, entraineurs, joueurs, institutions fédérales, arbitres, pour que tout soit coordonné en vue d’obtenir des compétitions irréprochables. Nous gérons également un ensemble de contraintes règlementaires que nous donnons à nos clubs à travers un cahier des charges en matière d’organisation de rencontres professionnelles, puisque l’on parle bien de spectacles sportifs professionnels. Il s’agit de gérer et de recevoir dans de bonnes conditions des joueurs évidemment, mais aussi différents types de publics : en 1er lieu, le grand public, en 2e lieu, les partenaires, institutionnels, publics ou privés, qui sont importants et puis les médias, que ce soit la télévision ou de façon plus générale la presse écrite qui est présente en Pro A comme en en Pro B. Pour la télévision, c’est un peu particulier puisque tous nos matchs ne sont pas diffusés, seuls deux matchs de Pro A sont retransmis par semaine. Notre job, c’est donc de faire en sorte que le spectacle sportif se produise dans de bonnes conditions que ce soit en termes d’accueil, de sécurité, de marketing de nos infrastructures pour que le produit Basket soit un produit de qualité. Quand on va d’une salle à l’autre, on doit savoir que l’on est dans une salle de basket pro, il faut que tout soit identifié comme tel.

Aujourd’hui, mon poste a évolué. J’ai gardé toute cette partie Opérations sportives et j’ai développé, en cohérence avec les projets de la Ligue et en accord avec ma Direction, une fonction de Stadium Manager. L’idée, c’est de travailler sur nos infrastructures, et nous partons d’un peu loin. Il y a quelques années, nous avions encore des gymnases qui faisaient office de réceptacles du « spectacle basket » tel que nous voulons le mettre en place. C’était des conditions très limitatives en termes de capacité d’accueil, de confort pour les publics, de confort de travail pour les médias. Nous travaillons donc à l’amélioration progressive du parc de salles et ceci ne peut se faire qu’en relation avec les différentes parties prenantes. L’objectif de la Ligue, c’est d’établir des cahiers des charges structurés et raisonnables pour les fournir aux collectivités qui sont bien souvent les financeurs des équipements sportifs. Aujourd’hui, on ne peut imposer que des règlements qui tournent autour de tout ce qui touche à l’aire de jeu et aux conditions d’accueil des joueurs. Mais nous avons aussi la volonté de travailler avec les collectivités, les clubs, les exploitants privés. Les salles doivent répondre maintenant à d’autres attentes. Elles doivent être des « catalyseurs » de nouvelles ressources pour les clubs, en accueillant les partenaires dans de très bonnes conditions, ainsi que le grand public afin d’optimiser les recettes de billetterie des clubs. Il faut donner envie aux gens de venir dans des conditions acceptables, nous sommes en concurrence directe avec le milieu de la culture, les concerts, du cinéma, par exemple, dans lequel on est accueilli dans de très bonnes conditions. Il faut répondre à la nouvelle demande : les gens sont de plus en plus exigeants et les acteurs du basket doivent travailler ensemble pour ne pas être en retard et continuer à développer leurs propres ressources. Les clubs ont forcément besoin de nouvelles conditions, notamment sur les aspects d’accueil des partenaires afin de proposer des prestations améliorées année après année mais aussi afin d’être capable d’accueillir autre chose que du basket. Désormais, nos clubs sont aussi générateurs d’évènements annexes comme l’organisation de séminaires, de conférences pour générer des revenus « hors jours de matchs ». C’est indispensable pour faire face à la diminution des financements publics. Il faut donc orienter les collectivités pour créer des équipements qui permettront aux clubs de générer leurs propres ressources.

Du coup, la fonction de Stadium Manager est très large : c’est travailler sur les cahiers des charges, diffuser les bonnes pratiques, etc. On est très en retard sur les États-Unis. Tout n’est pas bon à y prendre et la NBA (N.D.R. : National Basketball Association) n’est pas forcément notre modèle, mais force est de constater qu’en matière d’exploitation d’enceintes sportives, ils sont vraiment très forts. Ils savent faire tourner leurs enceintes 365 j./an et leurs clubs génèrent d’énormes recettes d’exploitation. Nous pouvons nous inspirer de ce qui se fait à l’étranger, USA, Allemagne, Angleterre.

Votre parcours est basé sur votre volonté de travailler dans ce milieu, et vous avez contribué à construire votre poste actuel.

La Ligue a effectivement ouvert mon poste avec cette fonction de Stadium manager. On l’a appelé ainsi, car il existe aujourd’hui une formation de Stadium manager délivrée par le Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, qui est une référence dans le milieu sportif. En fait, cela ne représente que 20 % de mon activité ; les 80 % restants c’est l’organisation des championnats, les opérations sportives. J’aimerais bien le développer et être à 50/50 sur mes différentes activités, mais ce n’est pas encore vraiment possible. Comme nous l’avons vu, actuellement mon rôle de Stadium manager, c’est donc de réaliser des cahiers des charges, d’être en lien avec les clubs et les collectivités quand il y a des projets, d’anticiper les projets futurs et tenter d’être de suite dans la boucle pour travailler avec toutes les parties prenantes afin que l’équipement réponde parfaitement aux besoins du basket.

Nous voyons bien la particularité de votre activité. Comment vos amis ou relations comprennent votre métier ?

C’est quelque chose d’assez amusant, car même mes très bons amis qui savent que je travaille dans le basket ne savent pas réellement ce que je fais. Dans le basket pro, mais… Ils peuvent penser que je suis tous les jours en relation avec les joueurs, avec les médias, vraiment avec l’image du sport professionnel, des choses qui brillent… Mais pas du tout ! Ce que j’essaye de leur expliquer c’est que nous sommes avant tout des organisateurs d’évènements, généralement depuis nos bureaux, sur nos dossiers, nos cahiers des charges, devant un ordinateur, en relation permanente avec les 36 clubs pros. Nous avons des problématiques qui évoluent au fur et à mesure des journées de championnats et des évènements qui s’y déroulent. Tout cela est très concret et loin des paillettes médiatiques ! Notre produit, c’est le basket, ce sont les joueurs, c’est ce que nous mettons en avant, pas notre association qui n’a pas vocation à communiquer sur ce qu’elle fait. Nous travaillons dans l’ombre.

En même temps, le logo de la Ligue nationale de basket est reconnaissable, voire très connu !

Oui, car il est très proche de celui de la NBA. Donc cela marque les esprits, même de ceux qui ne sont pas sportifs. Mais, de façon générale, je ne pense que le grand public fasse la différence entre la Ligue nationale et la Fédération de basket, même si nous avons des objectifs totalement différents. Pourtant, sans Fédération, qui s’occupe des amateurs et des équipes de France, pas de Ligue nationale ! La gouvernance du sport en France, c’est que le Ministère a donné compétence aux fédérations pour promouvoir les disciplines sportives, les animer et gérer leurs adhérents, c’est-à-dire les licenciés. Et certaines fédérations ont eu légalement la possibilité de constituer des ligues pour leur déléguer la gestion des championnats professionnels. Nous, Ligue, notre seule vocation, c’est donc le sport professionnel, dans le cadre d’une convention signée avec la fédération. D’ailleurs, une fédération pourrait décider de stopper cette relation. Et il y a parfois des relations tendues entre certaines fédérations et ligues, comme dans le football et le rugby de temps à autre. Heureusement, ce n’est pas le cas chez nous, car tous nos dirigeants ont bien compris que c’est en fonctionnant main dans la main, amateurs et professionnels, que le basket grandit. Quand nous terminons nos championnats professionnels, nous passons la main à la Fédération qui travaille avec ses équipes de France pendant les périodes estivales. Et nous nous soutenons mutuellement pour que l’on parle positivement du basket tout au long de l’année.

Nous avons parlé de développement d’entreprises de spectacle sportif, de retransmissions et de droits télévisés, de « modèle NBA » d’exploitation. Et pourtant, la LNB est bien une association type 1901. On voit à quel point les « objets » associatifs peuvent être larges et complexes.

La Ligue nationale de basket, c’est 12 salariés qui font tourner une association d’environ 11 millions d’euros de budget. Le terme « associatif » a peut-être du mal à coller à l’image du sport professionnel et pourtant toutes les ligues pros sont constituées ainsi, car nous n’avons pas pour vocation de générer et distribuer du bénéfice en fin d’année. Nous générons des revenus, mais pour les reverser à nos clubs et développer leur force économique. L’Association LNB est animée et gérée au quotidien par un Bureau de 5 personnes : le Président de la ligue nationale élu par les clubs, un représentant de la FFBB, un trésorier, un représentant des clubs de Pro A et un représentant des clubs de Pro B. Le Bureau gère les affaires quotidiennes et transmet au Comité directeur les grands dossiers et les orientations stratégiques pour analyse, débat et vote. Enfin, c’est notre assemblée générale, composée majoritairement des clubs, qui vote les grandes décisions stratégiques.

Les ressources de votre association viennent des clubs pros ?

Nos ressources viennent en partie des clubs, car ils ont besoin d’un organisateur pour tout mettre en musique, y compris l’organisation des matchs et l’arbitrage. Ils paient donc annuellement des droits d’engagement pour s’inscrire dans la compétition.

Ensuite, une forte partie de nos revenus viennent des droits télévisuels qui constituent une forte partie de notre budget. Aujourd’hui, sur 11 millions d’euros, près de 7,5 millions proviennent de ces droits TV. Sans exposition médiatique et sans ces recettes médias, ce serait très difficile pour la Ligue. Avec les clubs, notre objectif chaque année est donc de faire fructifier notre produit pour vendre au mieux le basket. C’est un vrai enjeu pour la LNB que de construire son produit et se vendre auprès des diffuseurs. Et le football et le rugby sont encore plus dépendants de ces droits ! Notre volonté, c’est à la fois de développer ces droits TV, mais aussi de faire en sorte que nos clubs se professionnalisent de plus en plus et développent leur propre économie, notamment grâce à des équipements qui permettent de développer de nouvelles ressources comme les partenariats privés, les recettes de billetterie, la restauration sur place, les buvettes, les évènements organisés en dehors des jours de matchs, etc. Pour être moins dépendant des droits TV, il faut donc optimiser notre modèle d’exploitation. De même par rapport aux financements des collectivités locales qui sont encore importants ; nous souhaitons évidemment que les collectivités continuent à soutenir les clubs, mais nous savons que leurs apports auront tendance à diminuer.

Avez-vous vraiment le sentiment de travailler dans une association ? Si la LNB était une entreprise de spectacle privée « classique », cela changerait-il quelque chose pour vous ?

La composition de nos organes de direction fait que nous avons des processus de décision qui doivent être partagés par tous. C’est le fonctionnement associatif, nous travaillons pour nos adhérents qui sont les clubs. Alors, parfois c’est un peu compliqué, parce que les 36 clubs pros ne sont pas toujours d’accord sur les choix stratégiques. Mais nous sommes dans un contexte démocratique et la majorité décide des orientations qui s’appliqueront. Nous sommes donc toujours dans une démarche collective, associative. C’est peut-être plus compliqué, car le fonctionnement associatif nous contraint à avoir une démarche collective et un consensus de nos adhérents. Mais cela nous va très bien. Et, de toute façon, le code du sport ne nous permet pas de nous constituer sous une autre forme qu’associative.

Lors d’un récent congrès, vous avez surpris quelques participants en présentant justement la LNB comme une activité de spectacle, plus que comme une association sportive.

Oui, nous sommes des organisateurs de spectacle avec des concurrents. Par exemple, nous sommes dans les mêmes budgets qu’une sortie au cinéma, avec un ticket moyen pour voir un match de basket qui est d’une douzaine d’euros. Les gens font des choix pour leurs sorties : le samedi soir, on va en famille au cinéma ou assister à un match de basket ? Pour attirer ces spectateurs, nous devons proposer des spectacles de qualité sur le terrain, mais aussi en dehors du terrain et dans de bonnes conditions de sécurité. Heureusement, notre sport est très familial et nous n’avons pas les problématiques de violence que peut rencontrer le football. Par ailleurs, beaucoup de femmes pratiquent le basket, et nous sommes très contents d’accueillir les mères de famille qui souvent sont décisionnaires quant aux activités familiales. D’où, là aussi, l’idée de proposer un spectacle qui réponde aux attentes des familles, y compris avec le papa qui est ou a peut-être été fan de sport et les enfants qui viennent voir des sportifs de haut niveau dans un environnement qui sort de l’ordinaire avec les lumières, la musique, les mascottes, etc. Nous ne voulons pas proposer un simple match de basket qui dure 40 minutes ; l’idée c’est de faire venir les gens 1 à 2 heures avant le match dans l’enceinte en proposant des activités ludiques pour les enfants, les familles, les parents et après le match, plutôt que de partir immédiatement, pourquoi ne pas dîner sur place si les conditions le permettent ? Donc, proposer une soirée-spectacle complète.

Les matchs se déroulent souvent le weekend. Cela influe sur votre organisation personnelle, avec des déplacements, des périodes de permanence ?

La tendance était de jouer le weekend, mais cela évolue petit à petit, à la fois pour répondre aux demandes de certains acteurs, comme les diffuseurs. Donc, aujourd’hui, nous avons par exemple des clubs qui jouent le lundi soir, car un créneau de diffusion nous est réservé ces jours-là sur Ma chaine sport qui appartient à SFR-Numericable, du Groupe Altice. En fait, nos deux créneaux de diffusion sont le samedi à 18h et le lundi à 20h30. Mais nous avons un calendrier tellement chargé que les weekends ne suffisent pas et si les clubs jouent majoritairement les vendredis et samedis soirs, meilleur moment pour toucher le public, certains le font en semaine. Ensuite, nos clubs engagés dans les challenges européens jouent en semaine, et selon les compétitions c‘est soit le mardi ou le mercredi, soit le jeudi ou le vendredi. Entre les championnats nationaux et les compétitions européennes, il y a donc aujourd’hui du basket pratiquement tous les jours, ce qui nous oblige à avoir des cellules de veille avec des salariés de permanence par roulement. Au sein de notre Direction des opérations sportives, nous sommes 3 salariés concernés par cette organisation, avec une vingtaine de matchs qui se déroulent chaque weekend et nous devons être joignables en cas de problème. De la même façon, notre service communication est en activité puisque beaucoup d’informations se diffusent en direct, comme des « live statistiques » chaque jour de match, des articles mis en ligne dès la fin des rencontres. En fait, nous travaillons du lundi au dimanche ! Mais lorsque nous sommes de permanence, c’est depuis notre domicile via les moyens de communication actuels qui permettent cela. Il nous arrive de nous déplacer, mais pas tout le temps, sinon nous n’avons plus de vie. Par contre, le Président de la Ligue se déplace quasiment chaque weekend dans les clubs.

Je sais qu’à titre privé vous développez aussi un évènement basket aux USA ?

Oui, j’organise un camp de basket aux États-Unis, du 7 juillet au 2 août 2016. C’est une action personnelle, que j’anime sur mon temps privé et qui sera pendant mes congés. Il s’agit d’emmener de jeunes Français sur un camp international qui va accueillir des basketteurs venant du monde entier. Ils y vont à la fois travailler leur basket, mais aussi, point très important, leur anglais en immersion complète et découvrir ce pays qui fait tant rêver. Le camp a lieu à Phoenix en Arizona, mais nous irons aussi en Californie et dans le Nevada. C’est un concept de colo-basket et je m’y associe comme organisateur et comme référent des jeunes et des parents. Certains jeunes y vont pour le basket et pour découvrir ce pays, d’autres s’y rendront avec plus d’ambition, pour vraiment progresser techniquement et physiquement et se retrouver face à des recruteurs potentiels. C’est ouvert à tout le monde, filles et garçons, à partir de 12 ans. C’est la 4e édition de ce camp, mais une 1re pour moi, fondé par un ancien joueur pro qui a aussi joué en Europe, notamment en France et en Italie. Il a eu l’idée, il y a quelques années, de s’associer avec des entraineurs américains et de partager leurs expériences auprès de la jeune communauté basket du monde entier. Je suis donc leur ambassadeur en France pour cette édition.

Parce que vous les connaissiez déjà ?

Pas du tout. Leur responsable international est venu me démarcher via les réseaux sociaux, notamment LinkedIn. Il avait vu que j’avais déjà travaillé sur un camp pour la Ligue nationale de basket. J’imagine aussi qu’il voulait s’appuyer sur des gens implantés dans le milieu du basket avec l’expérience de l’organisation. Il cherchait quelqu’un en France, c’est tombé sur moi, nous avons discuté et appris à nous connaitre comme cela. J’ai accepté de le faire, car cela me permet de partir aux USA avec les jeunes et d’avoir une expérience intéressante à l’international. C’est un investissement personnel et bénévole, mais je vais en profiter pour piocher de l’expérience aux États-Unis. Et peut-être avoir quelques bonnes idées à rapporter en France et en faire profiter la Ligue de basket  !

J’espère que nous pourrons suivre cela sur LinkedIn et Twitter.
Merci, Charles, bonne suite pour votre saison de Ligue et bon voyage par avance aux USA !

 

* Selon Larousse ou Bescherelle (Trésor de la Langue Française Informatisé), les deux pluriels sont acceptés : des matchs (pluriel français) ou des matches (pluriel anglais). La recommandation est de préférer le pluriel francisé, matchs, qui est d’ailleurs le plus fréquent aujourd’hui.

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